Qu'est-ce donc ?

Qu'est-ce donc ?

Immensité, éternité qu'est le ciel pour le repos éternel. Immensité dans les yeux de l'autre, dans un murmure partagé, dans un geste apprivoisé. Nul ne doute qu'un jour il viendra. Nul ne doute de son sourire sur moi. Non. Nul n'en doute sinon moi.
Loin au delà des rêves éveillés, peut-être seras-tu là. Loin dans la profondeur de mon corps je sentirais tes bras qui réjouissent tous ceux qui ont eu la chance d'y gouter telle la pomme du verger, tel un pêcher dont je ne saurais profiter. Peut-être ai-je disparu dans la nuit de tes souvenirs, peut-être me suis-je dissipé dans ton nouveau monde... se peut-il qu'un amour se fragmente au rythme des saisons, qu'il ne soit plus qu'ombre alors qu'il était lumière, larmes alors qu'il était rire ? Peut-on connaître le vide d'un amour pourtant si pénétrant ?
Défaillance d'un c½ur au prix du tien, défaillance d'une vie qui se portait bien. Est-il impur d'aimer ? Est-on atteint d'une maladie dont on cherche en vain le vaccin ? Qu'on le trouve enfin pour qu'enfin cessent ces amours malsains.
Le temps n'a plus de prises, le temps me lasse, le temps n'a plus sa place. La nuit semble dénaturée sans tes mains. Mes mains ne saisissent plus le bien. Existe-t-il, au masculin, de l'amour à deux mains ? Existent-ils des yeux capables de regarder les miens ?
Sous la lumière je souris. La comédie, les gens s'en empiffrent. Ils savourent les faux semblants qui ont le mérite de ne pas souiller leurs vies. Ces gens n'ouvrent leurs yeux que sur eux-mêmes. L'amour est merdique, désuet, trompeur, blessant mais il m'enivre, me chavire, m'émerveille, me bouleverse. Suis-je le seul ? Suis-je seul à respecter celui qui aime ?
Anesthésiant, je m'assomme sous le poids de la solitude. Mon attitude n'est plus solide, me voilà telle une brindille sous le poids de la neige. Chavirante création de la nature détruite par sa semblable.
Je rêve de celui que je n'ai pas, de celui que je n'ai plus. Las d'attendre sur le quai de gare la venue de celui qui accostera mon c½ur. Il n'est pas pire armure que la sienne. Elle enferme tout.
Est-ce les sourires qui me manquent, les yeux qui me hantent ? Est-ce le matin dans ses bras qui empoisonnent mes nuits ? Est-il parti assez loin pour trainer avec lui son armada de souvenirs ?
L'amour, la vie à deux, parfume la vie d'un doux refrain. Serais-tu là demain si l'amour renaissait enfin ? Serais-tu celui qui, sensible et humain, prendrait ma main ?

# Posté le vendredi 04 décembre 2009 17:18

Modifié le vendredi 04 décembre 2009 17:58